Qu'il me soit permis a moi, Halfdan, skalde du Jarl Ivar le Simple, de conter la fantastique saga du grand Olaf, fils de Hrolf le Lent, et vainqueur du terrible Njall! Longue est sa barbe et fort est son bras!
Olaf vit le jour lors d'un banquet, comme toujours fastueux, que donnait son grand père pour les guerriers qui revenaient de Pôle. Taamish brillait dans le ciel comme un miroir d'argent et tous étaient comblés. Tandis que le nouveau-né était présenté à son père, la tireuse de runes se pencha sur l'enfant et fut dubitative.
Tout d'abord le garçon avait un teint batrano-gahdar très prononcé, de plus, l'air de stupidité crasse qu'affichait le nouveau-né ne rassurait pas la vieille sorcière. Consciente que Hrolf ne supporterait aucune critique directe de son fils, elle s'en fut en bredouillant des remerciements et des félicitations pour la fête.
Aujourd'hui, Olaf est enfin adulte, et son père serait fier de lui s'il n'était pas tombé dans une crevasse en marchant sur une fiente de Chagar.
Olaf est maintenant un homme si grand qu’il doit se courber pour rentrer dans une chaumière, une homme si fort qu’il porte sa monture quand celle-ci se casse une patte, un homme si viril que le crin de chagar ressemble a une chevelure de pucelle comparé a sa barbe ; un homme si instruit qu’il apprit a diviser de sa hache !
Ce héro porte pour toute armure un haubert rapiécé au cours de ses périples, ainsi qu’un pantalon de lourd tissu rayé. Des pièces d’armure Derigion (prises de guerre, pour sûr !) protègent son épaule et son tibia. Le solide bouclier rond traditionnel orne son bras gauche tandis qu’une hache de bataille menaçante est tenue dans le droit. Enfin, au dessus de ses bottes fourrées en cuir de Polac, sa grande ceinture accueille pas moins de six lames, du glaive dérigion au poignard batranoban !